Une molécule naturellement présente.

NADH signifie nicotinamide adénine dinucléotide sous sa forme réduite. C’est un coenzyme que l’on retrouve dans les cellules vivantes.

Un coenzyme aide certaines enzymes à réaliser une réaction chimique. Le NADH intervient notamment comme transporteur d’électrons : il peut les céder au cours de réactions d’oxydoréduction.

À retenir

« Naturellement présent dans l’organisme » décrit une réalité biologique. Cela ne signifie ni qu’un apport supplémentaire est nécessaire, ni qu’il produira automatiquement un effet perceptible.

Deux formes qui fonctionnent en couple.

Le NAD+ est la forme oxydée ; le NADH est la forme réduite. Le passage de l’une à l’autre accompagne le transfert d’électrons dans de nombreuses réactions enzymatiques.

Pourquoi parle-t-on de « transporteur » ?

Dans une réaction, le NAD+ peut accepter des électrons et devenir NADH. Dans une autre, le NADH peut les céder et redevenir NAD+. Ce cycle participe au fonctionnement normal du métabolisme cellulaire.

Un rôle dans les voies énergétiques cellulaires.

Lors de la dégradation des nutriments, différentes réactions produisent du NADH. Ses électrons peuvent ensuite alimenter la chaîne de transport d’électrons, liée à la production d’ATP dans les mitochondries.

Cette description porte sur la biochimie interne de la cellule. Elle ne permet pas d’affirmer qu’un complément de NADH « donne de l’énergie », améliore la concentration ou traite la fatigue. De telles affirmations relèvent d’allégations de santé encadrées.

Que change la forme complément alimentaire ?

Un produit oral pose d’autres questions : stabilité de la molécule, formulation, dose, conditions de conservation, digestion et disponibilité. Ce sont des propriétés du produit fini, distinctes du rôle biologique de la molécule dans la cellule.

Ce que l’étiquette peut établir

Elle doit renseigner l’ingrédient, la quantité par portion, les autres composants, la portion recommandée, les avertissements, le lot et les coordonnées de l’opérateur responsable.

Ce qu’elle ne doit pas suggérer

Un complément alimentaire ne peut pas être présenté comme capable de prévenir, traiter ou guérir une maladie. Les allégations de santé dans l’Union européenne sont soumises à autorisation et à des conditions d’emploi précises.

Un choix à replacer dans votre situation.

Si vous envisagez un complément, interrogez d’abord le besoin, les traitements en cours, les autres compléments consommés et la durée d’utilisation. Un pharmacien, un médecin ou un diététicien peut vous aider à évaluer la pertinence et le risque d’interactions.

Précaution

Demandez un avis professionnel en cas de traitement ou de pathologie, pendant la grossesse ou l’allaitement, et avant toute utilisation chez un enfant ou un adolescent.